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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 17:43

Retour sur une interview donnée en 2008 par Dominique Ouattara.
Dominique Ouattara faisait le bilan de ses activités et sur la situation socio-politique en Côte d’Ivoire.

Cet article vous sera proposé en quatre parties.
Ci-après, nous vous invitons donc à lire la première partie de cette interview de Dominique Ouattara.

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Q : Vous êtes la présidente de la Fondation Children of Africa. Quels sentiments vous animent-ils ?

Dominique Ouattara : C’est un sentiment de joie de voir la reconnaissance de nos efforts. Mais avant tout, le mérite revient à toute l’équipe de bénévoles qui effectue un travail considérable à mes côtés depuis plus de 10 ans.

Q : Généralement, les femmes des personnalités politiques attendent l’accession de leurs époux au pouvoir pour commencer des actions de bienfaisance. Vous, vous avez suivi le chemin inverse. Quelles en sont les raisons ?

Dominique Ouattara : Vous me donnez là l’occasion de vous parler des motivations qui m’ont amenée à créer la Fondation en 1998. Lorsque je suis arrivée en Côte d’Ivoire en 1975, j’ai toujours eu à l’idée de venir en aide aux plus démunis. Depuis cette période, j’essayais de mener de petites actions informelles, en soutenant financièrement des groupes de personnes et des associations, comme les enfants de la rue du Plateau par exemple. Et puis lorsque mon époux a été nommé au FMI à Washington, des personnalités comme M. et Mme Michel Camdessus alors directeur général du FMI, M. Marc Gentilini, président de la Croix rouge et bien d’autres m’ont conseillé de continuer mes actions de bienfaisance dans un cadre plus formel. Ils m’ont exhortée à créer une Fondation reconnue d’utilité publique, afin de recentrer mes activités et de recueillir des dons à cet effet. C’est ainsi que l’idée de créer une Fondation pour aider les plus démunis s’est concrétisée.

Les activités de la Fondation se résument en trois volets: récolter des fonds ; élaborer des projets utiles pour les populations et mener des actions sur le terrain, toujours en faveur des plus démunis. C’est pour répondre au premier besoin, c’est-à-dire récolter des fonds, que nous avons organisé des galas de bienfaisance à Paris. La ville de Paris a été choisie, car le comité de gestion de la Fondation a estimé que c’était l’endroit qui pouvait rassembler le plus de donateurs. Et cela nous a permis de récolter des fonds substantiels pour financier plusieurs actions sur le terrain.

Q : Pouvez-vous faire un bilan des activités de Children of Africa ?

Dominique Ouattara : La Fondation Children Of Africa intervient au profit de l’enfance en difficulté dans le domaine sanitaire, social, éducatif et culturel. Elle a aussi pour vocation d’aider les populations les plus démunies et plus particulièrement les femmes. Outre la Côte d’Ivoire, nous intervenons dans plusieurs pays : Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Cameroun, République Centrafricaine, Gabon, Congo Brazza et Madagascar. Le bilan de la Fondation serait long à énumérer car, nous avons réalisé de nombreux projets que vous pouvez retrouver sur notre site qui est, si vous le permettez, www.childrenofafrica.org Je vais cependant vous citer quelques-unes de nos actions.

Q : S’il vous plaît !

Dominique Ouattara : Sur le plan éducatif, nous avons fait don récemment de kits scolaires à Abobo en Côte d’Ivoire, d’ordinateurs et de livres au Mali et au Cameroun. Nous avons construit un collège de jeunes filles à Kong et nous espérons d’ailleurs qu’il pourra fonctionner très rapidement. Nous avons également construit une bibliothèque à Madagascar pour le village du Père Pedro. Dans le secteur de la santé, nous avons offert des médicaments à plusieurs centres en Côte d’Ivoire, des ambulances à des maternités et effectué une campagne de vaccination dans le Nord et l’ouest du pays. Plus récemment, nous avons initié une caravane ophtalmologique qui a sillonné les 10 communes d’Abidjan et nous avons pu offrir à plus d’un millier d’enfants, des consultations, des lunettes et des soins gratuits. J’ajoute que la caravane était début mai à Yamoussoukro, deuxième étape de sa tournée dans les villes de l’intérieur de la Côte d’Ivoire après Aboisso.

Nous avons aussi fait don d’un important lot de médicaments d’une valeur de 7 millions CFA, suite aux déchets toxiques qui ont été déversés à Abidjan. Sur le plan social, notre centre d’accueil, « La Case des Enfants », situé à Abidjan au Plateau est réservé à l’hébergement et à l’encadrement des enfants abandonnés et en situation difficile. Ce foyer est un havre de sécurité pour beaucoup d’enfants démunis, en rupture avec leurs familles. Je remercie d’ailleurs la GTZ de la Coopération allemande, ainsi que les généreux donateurs qui participent quotidiennement à la vie de la Case. Par ailleurs, nous apportons des subventions régulières et parrainons plusieurs centres d’accueil pour enfants en difficulté basés en Côte d’Ivoire et à l’étranger.

En Côte d’Ivoire : Notre Dame des Sources à Bouaké, la Maison de l’Enfance à N’Gattakro, l’ONG SAPE-CI à Abidjan. En dehors de la Côte d’Ivoire, nous avons la Maison Arc-en-Ciel à Libreville au Gabon, l’Association Kizito au Burkina Faso, La Voie du Coeur en Centrafrique et La Voie Lactée au Cameroun. Au niveau des femmes, la Fondation a soutenu, entre autres, de nombreuses organisations féminines et coopératives à Akouédo Village, Yopougon Wassakara, Danané, Foungbesso dans la région de Touba et à Séguéla. Enfin concernant les activités récréatives, nous organisons chaque année, un arbre de Noël pour enfants démunis, aussi bien en Côte d’Ivoire que dans les pays où nous intervenons. Et à plusieurs reprises, nous avons offert un repas aux enfants de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA). Bien entendu, en tant qu’Ivoirienne et partageant au quotidien leurs difficultés, il est naturel que la Fondation réponde en priorité aux besoins de solidarité des populations les plus vulnérables en Côte d’Ivoire.

 

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Published by dominique-ouattara-premiere-dame-de-cote-d-ivoire
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